Autrice primée et coup de cœur

du Centre Méditerranéen de Littérature

Mon prénom, Mélodie, aurait pu me destiner à la musique. Ce ne fut pas le cas, ou alors à celle des mots. Ce sont les lettres qui ont écrit et continuent d’écrire mon histoire personnelle. Au chapitre présent, j’ai le bonheur d’être professeure de français dans un collège du sud de la France. Et si vous lisez ces lignes, c’est que je suis auteur dorénavant.

 

Pourtant, mon amour pour la littérature n’allait pas de soi. Plus jeune, poussée par une mère bibliophile, j'avais essayé à plusieurs reprises de me lancer dans la lecture... sans succès, hélas ! Lire était trop fastidieux.

 

Je n'ai renoué avec les livres qu’en 6e, grâce à ma professeur de français. Sa façon de transmettre les textes m’a émerveillée et a fait naître en moi la passion dormante des lettres. Tout s'est illuminé dans mon esprit. J'ai commencé à comprendre le secret des mots, leur voix, leur cri, leur passé. Ils vivent par eux-même, oui, sans doute. À partir de ce moment, je me suis rendu compte de la richesse de la langue française et cela a guidé toute mon existence depuis.

 

C'est à la même période que j'ai découvert Harry Potter. Enfin une histoire qui me parlait. Au point que j'écrivais sur des carnets la suite des aventures du jeune sorcier et de ses amis après la lecture de chaque nouveau tome. Bien que mes goûts littéraires se soient élargis entre-temps, J. K. Rowling reste une personne à qui je dois d’être devenue la lectrice que je suis. C'est grâce à son univers qu'est né mon rêve de devenir auteur à mon tour.

 

Après cette année charnière, l'évidence m'a conduite à mener un cursus littéraire, en passant par une prépa de Lettres, puis un Capes qui m'a permis d'enseigner dans le secondaire.

 

À travers les œuvres des maîtres de l'écriture comme Beckett, Apollinaire, Racine, ou encore Baudelaire, j’ai découvert qu'un texte n'est pas seulement une histoire, mais une alchimie. Un mélange unique entre une précision horlogère, où un mot en trop ou en moins peut faire chavirer un équilibre fragile, et le souffle transcendant de la voix de l’auteur. C'est ce qui me motive en tant qu'écrivain : retranscrire modestement ce magnifique vertige que seuls permettent les beaux textes.

 

Mais je dois vous avouer que j’écris aussi pour me libérer. Me libérer de cette obsession pour les mots qui me hante depuis tant d’années. Les mots s’invitent en moi. Ils me parlent sans relâche. Ils se liguent entre eux indépendamment de ma volonté, jusqu’à former un texte entier, tout en pensée. Que ce soit sur la route ou lors des pauses entre deux cours. C’est ce qu’évoque Barthes avec ironie :

L'écrivain est la proie d'un dieu intérieur qui parle en tous moments, sans se soucier, le tyran, des vacances de son médium. Les écrivains sont en vacances, mais leur Muse veille, et accouche sans désemparer.

 

J’écris pour vous, j’écris pour moi.

Mélodie

I N F O R M A T I O N S    U T I L E S

© 2018-2019 - MELODIE AMBIEHL

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